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From Geneva with Love !

Chaque mois, le magazine des Voiles interview des personnes qui oeuvrent pour Genève et son développement. À retrouver au bord de l’eau en version papier et en intégralité ci-dessous.

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…Par ici pour relire les portraits du mois de juin et juillet !

 

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ALEJANDRO AGAG

Fondateur E-Formula Championship

« La Formule E constitue l’avenir du sport automobile ». C’est ce que nous explique Alejandro Agag, créateur et patron du ABB Championnat FIA de Formule E, première compétition monoplace urbaine 100% électrique au monde.

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Vous êtes le fondateur et PDG de la Formula E Holdings. Au départ, qu’est-ce qui vous a attiré dans la Formule E ?

J’évoluais déjà dans le milieu du sport automobile, mais depuis environ un an, je trouvais qu’il lui manquait quelque chose. Selon moi, ce sport était en train de perdre sa légitimité et il était temps de créer un nouvel espace, un nouveau championnat qui intégrerait le développement durable. C’est de là qu’est née cette idée.

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Quelles sont les valeurs de l’ABB FIA Formula E Championship ? 

La Formule E est plus qu’une simple course : elle fait partie de la révolution électrique que connaît actuellement le secteur automobile. La Formule E est un catalyseur pour l’avenir de la mobilité durable. Nous avons pour mission de bâtir une société plus propre et meilleure pour les générations à venir. Notre objectif est que toutes les voitures du monde deviennent un jour électriques. Et pour cela, nous avons besoin d’une solution pratique. C’est la raison d’être de la formule E.

La course a toujours été un laboratoire pour le développement de la technologie dans l’industrie automobile, autrefois pour les voitures à combustion, et aujourd’hui pour les voitures électriques. Les écuries et les constructeurs veulent gagner et développent donc des technologies conçues pour atteindre cet objectif. C’est une motivation considérable. Ils utilisent ensuite ces mêmes technologies pour leurs voitures destinées à un usage routier, ce qui permet d’améliorer les véhicules électriques et l’expérience des utilisateurs à travers le monde.

De grands défis nous attendent, comme le changement climatique, la pollution urbaine et la nécessité de produire des énergies durables partout dans le monde. L’ABB FIA Formula E Championship prétend jouer un rôle dans la mise au point d’une solution qui permettra d’aider davantage de personnes à acheter et conduire des voitures électriques. L’objectif de la Formule E est de faire en sorte que les consommateurs aient un intérêt à passer aux voitures électriques, en les rendant plus efficaces et plus abordables.

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Le championnat a été inauguré en 2014 et en est aujourd’hui à sa quatrième saison. Comment expliquez-vous ce succès ?

Le secret du succès de la Formule E est l’idée sur laquelle elle repose : intégrer le développement durable au monde des courses et faire quelque chose de bien pour la société et pour la planète. Il s’agit de promouvoir quelque chose de positif : l’utilisation de voitures électriques, un air plus pur en ville, moins d’émissions de CO2… Ce sont toutes ces notions qui ont véritablement permis à la Formule E de se faire un nom.

En plus de cela, elle offre des courses particulièrement intenses, imprévisibles et mouvementées, avec des grilles ultra-compétitives. La Formule E poursuit sa croissance spontanée, que ce soit par le biais des courses ou des promotions de produits télévisées.

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Pourquoi le championnat continue-t-il d’attirer les grands constructeurs automobiles, les sponsors et les spectateurs ? 

L’intérêt qu’il suscite est impressionnant, notamment si l’on considère qu’il s’agit seulement de sa quatrième saison, comme nous pouvons le constater cette année : les tribunes sont pleines à craquer et, partout dans le périmètre de l’événement, des gens tentent de suivre la course comme ils le peuvent. Notre croissance numérique est sans égal, ce qui constitue un bon indicateur non seulement en termes de croissance, mais aussi d’engagement.

En plus d’attirer de nouveaux adeptes de la Formule E, nous avons également pu constater un intérêt considérable des écuries, des constructeurs et des partenaires. Je dirais que nous disposons de l’un des meilleurs portefeuilles de partenariat dans le monde du sport, a fortiori du sport automobile. Nous avons annoncé 11 constructeurs pour la saison six, dont Mercedes-Benz et Porsche. C’est la preuve qu’il ne s’agit désormais plus d’un championnat de demain, mais bel et bien d’un championnat d’aujourd’hui.

 

La dernière course a eu lieu à Zurich. Quels ont été les temps forts de l’événement ?

Les circuits en ville constituent toujours de véritables défis. C’est généralement un type de course très difficile, mais également très gratifiant, et ce fut le cas à Zurich. Il faut trouver un circuit adapté, qui puisse à la fois accueillir un événement de grande envergure et répondre aux exigences logistiques et de sécurité.

En Formule E, il faut concevoir et construire un circuit dans la ville, avec seulement quelques jours pour ériger puis démonter les murs, barrières et installations temporaires nécessaires. Si ce type d’événement peut paraître facile à organiser, il requiert en réalité un travail monstre en coulisse pour pouvoir voir le jour. Mais c’est également là qu’est notre force.

Nous bénéficions du soutien de la ville et des autorités locales pour organiser l’événement. Sans leur appui et leur volonté commune d’amener la Formule E à Zurich, rien n’aurait été possible. Je suis impatient d’y retourner au cours des nombreuses années à venir, car Zurich s’est imposée comme un événement incontournable du calendrier.

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En mars dernier à Genève, vous avez présenté une nouvelle voiture. Peut-on la considérer comme l’avenir du sport automobile et pourquoi ?

Si vous deviez dessiner une voiture de course à partir de rien, en vous concentrant uniquement sur son design, c’est ce que vous obtiendriez. Mais elle n’est pas seulement éblouissante en apparence : ses performances et son autonomie constituent également une véritable avancée en matière de développement technologique, et ce en seulement quatre ans. La voiture Gen2 différencie visuellement la Formule E de tout autre type de monoplace de compétition. En voyant cette voiture, les gens se diront « c’est une Formule E », « c’est l’avenir ».

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Quel est la prochaine étape, pour vous en tant que PDG et pour la Formule E ?

Nous avons un certain nombre d’objectifs à long terme, sur cinq, six ou sept ans, mais également à court terme, en nous améliorant saison après saison. En tant que série, nous aspirons à aller plus loin en nous appyuant sur les réussites des trois premières saisons, qui ont largement dépassé nos attentes. Nous n’aurions jamais pu imaginé un tel résultat depuis la proposition du concept il y a six ans.

La Formule E a bénéficié d’une croissance remarquable au cours de ses trois premières saisons et demi. Et nous avons aujourd’hui forgé des partenariats avec certaines des villes les plus emblématiques du monde et avec des marques de premier rang.

Après la saison actuelle, nous envisageons également d’ajouter davantage de courses au calendrier, ainsi que de nouveaux constructeurs au championnat. Tous les plus grands équipementiers automobiles rejoignent la révolution électrique. L’électrique fait l’unanimité.

Nous voulons positionner la Formule E en première ligne du combat contre le changement climatique. Si nous pouvons trouver des solutions dans les villes, nous pourront mettre en marche un changement positif universel.

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Un mot sur Les Voiles ?

Lorsque je suis en ville, je prends toujours le temps de m’arrêter à Les Voiles et d’admirer la vue imprenable sur le lac Léman. L’atmosphère y est incroyable. C’est l’endroit que je recommande à mes amis pour passer une bonne soirée.

JDR

JEAN-DANIEL ROEHRICH

Récemment Président de l’association de Genève-Plage, Jean-Daniel Roerich se livre sur ses projets à la tête du plus beau domaine aquatique du canton.

Vous avez récemment été nommé à la tête de l’association de Genève Plage, quels sont les défis à relever ?

Les défis ne sont pas différents avec mon arrivée à la tête de l’association de Genève-Plage que les défis que mon prédécesseur Claude Ulmann a relevé durant les 19 dernières années. Je profite de le remercier ainsi que tout le comité d’avoir géré l’association avec beaucoup de sérieux et de clairvoyance.

Cela dit, les défis sont nombreux et l’ouverture prochainement de la future Plage des Eaux-Vives sera une saine concurrence. C’est en se diversifiant et en proposant de la qualité que les clients choisiront de venir à Genève-Plage.

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Quelles sont vos ambitions, les projets qui vous tiennent à cœur ?

L’association a toujours œuvré pour le bien des clients petits et grands. Actuellement, avec l’agrandissement du port de la nautique le site de Genève-Plage est en pleine mutation. Il est donc important de veiller à organiser les travaux pour le bien du site et donc de nos clients.

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Comment aller vous contribuer à maintenir le succès de Genève Plage ?

La tâche du comité de l’association et de son président est de faciliter le travail de notre directeur Monsieur Christian Marchi afin qu’il ait tout loisirs de se consacrer à gérer la plage ainsi qu’à organiser de nouvelles activités.

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Quels sont les secrets d’une saison réussie qui attirera toutes les générations ?

Le soleil ainsi qu’une météo favorable sont les premiers facteurs d’une saison réussie, ensuite viennent les compétences de chacun pour apporter sa pierre à l’édifice.

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Avez-vous vous-même des souvenirs à nous faire partager à Genève Plage ?

Des souvenirs à Genève-Plage étant enfant j’en ai beaucoup, tous plus beau les uns que les autres mais je suis surtout nostalgique du temps où il y avait encore le ski nautique et qu’il était encore d’usage de partir assis depuis le ponton ou même pour les cadors qui roulaient des mécaniques. Le must étant bien évidemment de revenir au ponton sans avoir mouillé son maillot de bains.

Y a-t-il des nouveautés à découvrir cette année (activités, cours, animations, installations…) ?

Les nouveautés sur le site sont nombreuses, il y a tout d’abord ces 800 m2 de pelouse supplémentaire qui sont directement au bord de l’eau, la pataugeoire est également agrémentée d’une pelouse pour le bonheur des parents. Cette année les petits sont à la fête car une nouvelle place de jeu très bien équipée a été inaugurée. Comme l’année dernière les jeux gonflables sur le lac font le bonheur des plus grands.

Côté restauration, la nouvelle buvette est parfaite pour les petites faim avec salades, crêpes et plat du jour. Sinon il y a toujours le self et bien évidemment le restaurant avec service à table ouvert midi et soir.

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Qu’apportent Les Voiles à Genève Plage ?

Les Voiles apportent une mixité en fin de journée sur le site de Genève-Plage. Le site de Genève-Plage a pour vocation de devoir vivre et de pouvoir offrir aux citoyens un lieu pour diverses activités. Les Voiles remplissent parfaitement ce rôle et proposent une mixité au site qui permet aux genevois de profiter, dans une ambiance agréable, d’un cadre exceptionnel au bord de l’eau.

Tout cela sans compter que Les Voiles apportent une rentrée financière non négligeable au bilan de Genève-Plage, ce qui a permis entre autre de construire la nouvelle buvette, ou encore d’installer des panneaux solaires photovoltaïques qui alimentent directement la pompe à chaleur pour chauffer l’eau de la piscine.

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Un mot sur Les Voiles ?

Je peux que conseiller les personnes qui ne connaissent pas encore Les Voiles de s’y rendre afin d’y passer d’agréables soirées dans la bonne humeur. Bon vent aux Voiles !