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MARC ROSSET

Directeur sportif du Banque Eric Sturdza Geneva Open, cet ancien joueur professionnel, demi-finaliste à Roland-Garros en 1996, met son expérience d’athlète au service de la qualité d’un tournoi devenu incontournable.

Le Banque Eric Sturdza Geneva Open, toujours au top ?

Oui, bien entendu ! Un tournoi réussi ne peut pas passer outre un plateau exceptionnel. Comme chaque année, nous faisons en sorte d’avoir le meilleur. Parmi les joueurs à suivre ici à Genève, trois jeunes que j’aime beaucoup, le canadien Denis Shapovalov, l’américain Frances Tiafoe et le belge David Goffin… Nous allons aussi dévoiler d’autres bonnes surprises avec nos Wild Cards encore disponibles. Nous y verrons plus clair après les rendez-vous de Madrid et Rome au sujet des joueurs qui auront besoin d’un tournoi ATP supplémentaire.

Le Banque Eric Sturdza Geneva Open en quelques chiffres ?
32 joueurs en compétition, 8 têtes de séries dont 4 exemptées de premier tour, 17 terrains en terre battue, près de 30 000 spectateurs attendus.

Donnez-nous envie de venir assister à un match…
Nous avons reçu l’année dernière l’award du meilleur tournoi ATP 250, the Best Improvement Tounament. C’est un joli compliment et une belle récompense par rapport aux gros efforts que nous avons fait sur la zone VIP, mais pas seulement. Nous avons beaucoup travaillé pour optimiser la qualité de l’accueil du public et son confort.

Quel est votre moment favori lors du tournoi ?
Il n’y en a pas un en particulier, c’est tous les jours, lorsque je vois du bon tennis, des spectateurs contents et le bonheur dans les yeux des enfants. Ces moments me font plaisir, la semaine de compétition me comble, c’est la cerise sur le gâteau quand on sait qu’elle nécessite un an de préparation.

Pourrions-nous imaginer avant ou après le tournoi, des matchs Pro-Am ?
Oui pourquoi pas, mais chaque chose en son temps. Nous avons beaucoup d’envies, mais toute chose à son coût, c’est toujours une question de sponsors…

Un mot sur les Voiles…
J’aime beaucoup ce lieu même si parfois j’entends leur musique de chez moi tard le soir… Je plaisante, heureusement que nous avons un endroit pareil sur le bord du lac que je trouve assez mal exploité.

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JACQUES FOLLY

Membre de la direction générale du développement économique du commerce, de la recherche et de l’innovation à Genève, il est en charge de la stratégie économique 2030 qui prévoit notamment une transition efficace vers le numérique.

Vaste mission pour le canton de Genève, que le développement économique, la recherche et l’innovation, pouvez-vous nous en dire plus ?
Notre activité se situe à l’intersection de la réflexion stratégique et de la mise en œuvre opérationnelle. Il s’agit de promouvoir l’entrepreneuriat, d’accompagner la transformation numérique, d’encourager l’émergence de talents, de stimuler l’innovation et le développement économique, tout en favorisant les investissements étrangers et locaux. Je suis chargé de la mise en œuvre du plan d’action commerce, dans le cadre de la stratégie économique 2030. Validé par le Conseil d’Etat en juin 2016, ce plan d’action comporte 8 mesures prioritaires pour le commerce genevois : la mise en place d’un observatoire, de formations spécifiques et qualifiantes pour le personnel de vente, de campagnes de valorisation et d’une plateforme numérique pour l’ensemble des commerçants genevois. Mais aussi l’instauration d’un laboratoire d’innovation et de veille du commerce, d’une structure de partenariat privé-public de gestion commerciale du canton, d’une politique de développement commercial urbain et de simplifications administratives pour les entrepreneurs. Nous sommes sur tous les fronts !

Qui est à l’initiative de Stratégie Genève 2030, à quand remonte le projet?
Un projet validé par le Conseil d’Etat, le 24 juin 2015, que l’on doit à Monsieur Pierre Maudet, Conseiller d’Etat chargé du département de la sécurité et de l’économie du canton de Genève.

Quel est l’objectif de ce projet?
Un canton dynamique et prospère, doté d’une économie génératrice d’emplois et de bien-être, conjuguant proximité, diversité et durabilité.

Quels vont être les acteurs économiques les plus sollicités?
Ils ont été sollicités dès la genèse du projet comme partenaire pour co-construire la stratégie économique 2030, qui est un outil au service de notre développement commun.

Le partenariat est très large: les commerçants, les restaurateurs, les hôteliers, les entreprise de high tech, les start-up, les biotech, les medtech, les entreprise de services, la finance, les organisations internationales, les multinationales… C’est précisément cette diversité  qui constitue l’une des grandes valeurs ajoutée de l’écosystème genevois.

A votre connaissance, d’autres villes, suisses ou non, ont-elles suivi des actions équivalentes à Stratégie Genève 2030?
Oui, d’autres cantons se sont fixés des objectifs stratégiques en matière économique, mais notre projet est plus vaste et novateur par sa capacité à englober l’écosystème genevois en terme de destination au sens large.

Genève est donc en excellente voie pour conserver sa position de métropole parmi les plus dynamiques en Europe? 
Genève est la plus grande des petites villes ! Une récente étude sur les villes internationales dans le monde a mis en lumière que la cité la plus internationale des différentes destinations examinées était Genève !

Oui, Genève réunit l’ensemble des atouts pour continuer à être le moteur de toute une région au niveau européen.

Quelles sont les principales qualités de Genève?
Genève est un symbole de paix, mondialement reconnu. Berceau d’idée humanistes et d’idéaux politiques, le canton est un centre réputé pour son rayonnement intellectuel et sa tolérance. La Genève internationale et son multiculturalisme sont uniques au monde.

Ses défauts?
Genève se doit d’être attentive à ne pas s’endormir sur ses lauriers.

Un mot sur Les Voiles?
Un endroit magique, qui représente bien Genève! Face à la beauté du lac, avec vue sur le Jet d’eau, ce lieu  réunit un public multiculturel, l’essence même de notre ville !

Credit-Xavier-Bouquin

YVAN BOURGNON

Le navigateur franco-suisse sillonne depuis toujours les océans. Parmi ses aventures, un tour du monde à l’ancienne qui lui a fait définitivement réaliser leur principale faiblesse : la pollution.  C’est pourquoi il a créé l’association The Sea Cleaners et construit actuellement le Manta. Un navire hauturier révolutionnaire capable de collecter en grande quantité les macro-déchets plastiques qui flottent sur les océans.

C’est quoi un tour du monde à l’ancienne ?
Une navigation sans électronique et sans aucune assistance ni prévisions météo. On regarde les étoiles et le soleil.

Est-ce ce tour du monde qui vous a fait réaliser le problème de la pollution des océans ?
Oui, clairement, un véritable élément déclencheur. Si l’Atlantique reste assez propre, j’ai été écœuré en Indonésie, aux Maldives ! C’est monstrueux, il y a tellement de choses qui flottent. Je ne compte plus mes collisions avec des containers abandonnés…

Parlez-nous de votre association The Sea Cleaners, avec qui l’avez-vous créée et avec quels fonds ?
Une magnifique aventure que j’ai initié avec Patrice Fabre, expert en pollution maritine, il y a à peine 18 mois. Nous étions deux et maintenant c’est une petite entreprise de 40 personnes et ce, grâce aux dons de nombreux mécènes de tous horizons et à tous les tarifs, entreprises et particuliers.

Vous construisez le Manta, un bateau révolutionnaire, le premier navire hauturier, mais encore ?
Il n’est pas encore en construction, nous sommes au stade des études mais nous savons d’ores et déjà qu’il est réalisable. Hybride, propulsé au choix par énergie solaire avec ses 2 000 m2 de panneaux solaires, au fil du vent grâce à 2 éoliennes et 3 000 m2 de voiles, et enfin à l’aide de carburant propre, il pourra passer des mois en mer sans rien avoir à craindre des tempêtes. Le Manta sera le premier navire de travail autonome malgré ses 2 500 tonnes et ses 60 mètres de long.

Comment va-t-il récolter les déchets ?

Grâce à ses quatre coques équipées à l’arrière de tapis roulants qui dirigeront les déchets vers une usine de traitement embarquée pour le tri. Les déchets organiques seront rejetés à la mer et le plastique sera partagé en deux catégories. Les recyclables seront compactés et stockés. Les non recyclables seront brulés avec un système de pyrolyse afin de fournir du carburant propre.

Le plastique est-il le pire des éléments polluants ?
Oui c’est affreux pour la faune, il n’y a rien de pire avec le pétrole et ça ne va pas aller en s’arrangeant.

Combien de déchets comptez-vous récolter ?
Notre objectif dès le début de l’année 2020, est de 1 200 m3 par campagne sachant que nous prévoyons entre 15 et 20 campagnes par an.

Au-delà du nettoyage, avez-vous penser à éduquer les populations ?
Absolument, nous allons passer 1 quart de notre temps à terre, afin de visiter les pays les plus pollueurs et faire passer le message en contactant les populations, les décideurs, les politiques…

Un mot sur Les Voiles
Je me rends à Genève 10 fois par an et je ne connais pas encore. J’ai très envie de connaître, J’irai la prochaine fois !