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From Geneva with Love !

Chaque mois, le magazine des Voiles interview des personnes qui oeuvrent pour Genève et son développement. À retrouver au bord de l’eau en version papier et en intégralité ci-dessous.

  • Pour relire les portraits du mois de juin, c’est par ici. 

 

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THIERRY GRIN

Directeur du tournoi Banque Eric Sturdza Geneva Open

Quel bilan tirez-vous du Banque Eric Sturdza Geneva Open 2018 ?
Nous tirons un bilan très positif. Grâce au parcours de Stan Wawrinka. Nous avons, à nouveau, pu présenter au public genevois des joueurs de tout premier plan, Stan Wawrinka, bien sûr, mais aussi Fabio Fognini et Sam Querrey.

Quels ont été les temps forts de cette édition ?
L’un des temps forts fut la victoire de Stan Wawrinka en huitième de finale devant l’Américain Jared Donaldson au terme d’un match qu’il a su parfaitement maîtriser. Les trois rencontres de Fabio Fognini ont également marqué cette édition. Par son jeu et par son tempérament, l’Italien est un joueur que le public adore suivre. Enfin, il y a eu la victoire du Hongrois Marton Fucsovics qui a ainsi rejoint son compatriote Balasz Taroczy, le premier vainqueur d’un tournoi ATP à Genève en 1980. Le plus beau match fut pour moi le huitième de finale remporté par Fucsovics devant le jeune Américain Frances Tiafoe.

Est-ce un avantage ou un inconvénient pour le tournoi et pour les joueurs d’être juste avant Roland Garros ?
Un avantage incontestablement. Stan Wawrinka a prouvé merveilleusement en 2015 dès la première édition de notre tournoi que l’on pouvait gagner Roland-Garros après avoir joué la semaine précédente. Cette proximité nous permet d’attirer des joueurs de premier plan qui souhaitent encore livrer des matches juste avant de se rendre à Paris. Il y a eu Kei Nishikori l’an dernier, Fabio Fognini cette année. Et si Novak Djokovic avait perdu un match plus « tôt » à Rome, il serait sans doute venu à Genève où il sait qu’il aurait rencontré des conditions idéales pour prendre ses marques avant Roland-Garros.

Avez-vous déjà des projets en cours pour l’édition 2019 ?

La feuille de route est tracée : continuer à faire grandir ce tournoi, l’ancrer encore davantage auprès du public genevois et soigner tous les détails qui font que les joueurs adorent venir au Parc des Eaux-Vives.

Le tournoi existe depuis 2015. Peut-on dire qu’il a aujourd’hui trouvé son rythme de croisière et qu’il est devenu un incontournable du printemps à Genève ?
Oui je pense que le tournoi Banque Eric Sturdza Geneva Open est devenu l’un des grands rendez-vous du printemps de la vie genevoise. Il permet à la fois au passionné d’assouvir sa passion du tennis avec la présence de grands joueurs au Parc des Eaux-Vives et il est aussi un endroit, avec le Château VIP qui fait l’unanimité par la qualité de son accueil et de son service, où les milieux économique de la Ville et du Canton ont l’occasion de tisser des liens qui peuvent être très utiles.

Jouez-vous au tennis ?
Oui bien sûr. J’ai eu, ainsi, le bonheur d’échanger très tôt le matin durant le tournoi des balles avec mon ami et ancien champion Rainer Schüttler, qui est l’un des deux copropriétaires du tournoi.

Un mot sur Les Voiles, l’un des partenaires officiels du Banque Eric Sturdza Geneva Open ?
Les Voiles sont l’endroit idéal pour prolonger la soirée après les matches. Comme le Parc de Eaux-Vives, il offre à ses visiteurs un cadre unique. Lorsque l’on se retrouve aux Voiles, on comprend très vite pourquoi Genève peut être une ville aussi merveilleuse.

P.Boissonnas

PHILIPPE BOISSONNAS

Philippe Boissonnas est Secrétaire général de l’IRP, la Fondation internationale pour la recherche en paraplégie. Il nous parle de son engagement au sein de la Fondation et du Bal du Printemps, gala de charité dont la 20ème édition a eu lieu le 19 mars dernier.

Quelles sont les missions de l’IRP, la Fondation internationale pour la recherche en paraplégie ?

L’IRP a pour mission de financer des travaux de recherche fondamentale et clinique dans le domaine de la paraplégie afin de contribuer à l’amélioration des conditions de vie des personnes touchées par des blessures de la moelle épinière. La Fondation concentre ses attributions de fonds à des projets de recherche, internationaux et nationaux. Chaque année, l’IRP lance dans la communauté scientifique un appel aux chercheurs pour qu’ils soumettent leurs projets en vue de financement.

Quel est votre rôle personnel au sein de l’IRP ?
J’occupe le poste de Secrétaire général de la Fondation IRP depuis 2009. A ce titre, je coordonne les activités de l’IRP en Suisse avec son siège à Genève et un bureau à Zurich, qui gère principalement les dossiers des chercheurs. Mon rôle, celui de mon équipe et des membres du Conseil de Fondation, est de trouver les fonds nécessaires auprès de personnes privées, de partenaires, de sponsors et d’institutions afin d’assurer le financement de projets de recherche en Suisse et dans le monde entier.

Vous avez longtemps travaillé dans la communication, qu’est-ce qui vous a poussé à rejoindre une telle cause ?
Après près de 25 années consacrées à ma passion professionnelle, la communication, dans les agences Trimedia et CSM, j’ai décidé de réorienter ma carrière vers la philanthropie en mettant au service d’une cause mes compétences professionnelles et mon réseau de contacts. Ce choix m’a permis de trouver un juste équilibre entre mon engagement social et ma réalisation professionnelle, et surtout de côtoyer des gens d’horizons très divers au nom de la générosité. Un changement de cap que je ne regrette pas en me levant le matin !

Quels sont les évènements organisés par l’IRP en faveur de la recherche en paraplégie ?
L’IRP organise 3 événements : le Bal du Printemps à Genève, la Soirée de l’Espoir à Lausanne et IRP PARAbend à Zurich qui permettent de lever des fonds en faveur de notre cause et valoriser les résultats de la recherche clinique et fondamentale.

Ces trois événements ne pourraient avoir lieu sans des Comités d’Action efficaces et des bénévoles engagés à nos côtés. Un grand merci à eux !

2018 marque la 20ème édition du Bal du Printemps. Y a-t-il eu des évènements spéciaux pour marquer cet anniversaire ?

En mars dernier, le 20ème Bal du Printemps a réuni 580 invités en toute « zenitude » pour une soirée d’exception à l’Hôtel Président Wilson de Genève avec la présence remarquée de Kenzo Takada accompagné d’Anouchka Delon. Le décor inspiré du Printemps japonais a plongé les participants au Pays du Soleil Levant dans une ambiance zen. La soirée a démarré avec un cocktail au saké, des démonstrations d’Ikebana et de cérémonie du thé, puis une animation de combats de karaté kyokushin avec Claudio Alessi avant une chorégraphie du duo Justin & Florent, danseurs valide & handicapé découverts dans l’émission Incroyables Talents, qui ont laissé la salle sans voix.

Le dîner de gala aux saveurs japonaises, réalisé par le Chef étoilé Michel Roth, a été suivi par une vente aux enchères menée de main de maître par Eric Valdieu avec des lots prestigieux qui ont séduit une salle comble, avant le concert de Latinwood avec Maître Xavier Oberson à la guitare et les interventions remarquées de Nicoletta et de Fanny & Tom Leeb pour clôturer cet événement anniversaire organisé par le Comité d’Action IRP Genève, en faveur de la recherche en paraplégie.

Une cause importante que ce 20ème Bal a su célébrer et mettre en lumière à sa juste valeur et qui a permis de réaliser un bénéfice de plus de CHF 300’000.- A suivre, le Bal du Printemps 2019 « Kalispera », le 21 mars avec la Grèce à l’honneur.

Quels sont les prochains évènements que vous organisez à ne pas manquer ?

Aujourd’hui, nous sommes déjà en pleine préparation de la prochaine édition du Bal du Printemps – Kalispera qui aura lieu le jeudi 21 mars 2019 au Président Wilson, sur le thème de la Grèce typique et atypique.

Et nous préparons également la Soirée de l’Espoir Science & Culture qui aura lieu le mardi 20 novembre 2018 au SwissTech Convention Center à Lausanne avec un point sur la recherche translationnelle pour la partie scientifique et un concert de Youssou N’Dour, chanteur sénégalais à la carrière internationale pour la partie culturelle. Un programme d’exception à ne pas manquer !

Quel est le plus grand challenge aujourd’hui pour la recherche en paraplégie ?
Aujourd’hui, les recherches dans le domaine des neurosciences offrent des perspectives très prometteuses pas uniquement pour les para et tétraplégiques, mais aussi pour toutes les personnes souffrant de maladies neurodégénératives.

Par exemple dans le cadre du projet STIMO – Stimulation de la moelle épinière chez des patients paraplégiques, 8 patients avec une lésion médullaire incomplète ont pu bénéficier d’une thérapie avant-gardiste. Les Professeurs Jocelyne Bloch, CHUV et Grégoire Courtine, EPFL-BIOTECH ont obtenus des résultats préliminaires très prometteurs.

Mais notre mission ne peut pas se poursuivre sans la générosité de nos donateurs… sans votre soutien !

Informations :  www.irp.ch

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OMAN SAILS

Une équipe de navigatrices venue tout droit d’Oman pour participer à la 80ème édition du Bol d’Or Mirabaud nous ont fait part de leurs ressentis à quelques heures du début de la compétition.

Par Marine Ulrich

Vous participez au Bol d’Or et représentez  le programme femme de l’association Oman Sail, pouvez-vous nous en dire plus sur cette organisation ?
Le programme de voile féminin d’Oman Sail a été lancé en 2011 pour permettre aux femmes omanaises de se voir offrir des opportunités égales à celles offertes aux hommes dans le sport de la voile. Le but ultime était de créer une équipe féminine pour représenter Oman dans les compétitions internationales de voile. Le programme de voile des femmes est maintenant devenu un modèle pour d’autres organisations à Oman et dans le monde arabe qui cherchent à ouvrir des opportunités pour les femmes. Il a démontré que les jeunes femmes arabes peuvent poursuivre leurs ambitions, que ce soit dans le sport ou dans leur carrière, conduisant à des avantages socio-économiques beaucoup plus larges pour le Sultanat.

Comment vous êtes vous préparées à cette compétition ?
Laurane notre barreur vit ici, elle s’est donc occupée de la préparation de notre bateau, le Sofies. Nous avons découvert le bateau hier, seulement deux jours avant le début de la course. Nous naviguons depuis notre arrivée à raison de quelques heures par jour, notamment pour prendre en main le spi symétrique, une voile que nous n’avons pas l’habitude d’utiliser. Cela donne encore plus de challenge ! Concernant la préparation physique, nous sommes suivies par un coach sportif toute l’année, et nous avons fait du paddle ce matin sur le lac pour nous détendre !

En combien de temps prévoyez-vous de finir la course ?
Notre seul souhait est de passer la ligne d’arrivée. Les conditions météorologiques incertaines et le peu de vent font qu’il est très difficile d’estimer notre temps.

Justement, comment gérer-vous les conditions météo, mentalement et sur le bateau ?
Nous savons que la course peut durer longtemps. Nous nous le répétons souvent pour nous conditionner à rester de longues heures à bord. Le but est vraiment de garder l’esprit d’équipe tout au long de la course et de se motiver ensemble. Nous organisons des roulements pour pouvoir se mettre à l’ombre, se reposer et fermer les yeux même quelques instants, et restons à l’écoute les unes des autres.

Quel est le message que vous souhaitez porter au travers de votre équipe 100% féminine ?

Nous sommes ravies de montrer que les femmes d’Oman viennent naviguer en Europe, et seulement entre femmes. Nous sommes capables de naviguer comme une équipe masculine, et même si la force et le physique sont parfois moindre par rapport à ceux des hommes, l’intellectuel et le mental jouent plus que tout et nous permettent d’avancer d’égal à égal avec toutes les autres équipes.

Quel est votre prochain défi ?
Nous préparons les championnats du monde 2018 des J/80 qui auront lieu aux Sables d’Olonne en juillet, une course de renommée internationale. Le Bol d’Or est une course très longue et exigeante et donc un entraînement parfait pour cette prochaine grande étape.

Légende photo:

  • Tami Al Bawshii
  • Marwa Kaihifi
  • Ibti Al Salami
  • Helena Lucas
  • Laurane Mettraux
  • Gregory Coquet représentant BeachComber, sponsor qui a offert le prix au premier équipage féminin

 © Anna Ricca